Genre : Réaliste
Résumé : Luu est toujours enfermée dans le complexe de la drogue. Elle ne ressortira jamais de cette spirale infernale.
Les Balivernes de la Drogue
Je m’appelle Luu.
Hier soir, hors de l’appartement, je me suis exercé à boire une bouteille de vodka, je vomis trois fois d’affilée. En plein délire, j’agresse plusieurs passantes dans la rue avec un « Qu’est-ce que tu fous là » ou encore « Sale pute, je vais te désosser. » Passe quelques minutes et je m’évanouis – J’apprendrai plus tard qu’il s’agissait d’une crise convulsive.
Ma tête s’est salement claquée contre le béton.
Une vieille dame s’aperçoit de mon corps inanimé, qui lui, baigne dans une mare de sang au niveau de la caboche. Les secours sont en route. La demi-heure qui suit, je suis entourée de trois pompiers ainsi que d’une foule de personnes qui sont sans doute mes voisins. Je vois trouble et je ne me souviens de rien, seule la bouteille Russe peut témoigner d’une cuite certaine. J’entends tous ces lèches-bottes.
« C’est une dépravée.
- De la pure débauche.
- Vraiment indigne. Lâche une femme.
Le pompier me donne quelques claques. – Mademoiselle ? Vous m’entendez ?
- Qu’est-ce que vous me voulez ? J’ai un putain de mal de crâne.
- Vous venez de vous éclater l’arcade, c’est ouvert. On vous emmène à l’hôpital.
Et cela ne se fit pas attendre. Un, deux, trois, et hop, sur la civière. Un, deux, trois, et hop, dans le camion. Les traîtres, ils m’ont attachée. Je remuais trop. Il est d’une sensation horrible que celle de ne pas pouvoir bouger un muscle. Je ne peux m’empêcher d’avoir follement envie de gratter la plaie. – Pitié, détachez-moi. Je suis claustrophobe.
- Du calme, et arrêtez de relever la tête. »
Je suis vaincue, alors je me détends.Aux Urgences, sur le lit fait de draps blanc. Je suis reliée à une intraveineuse. La lumière de la chambre m’aveugle. Je me mets debout pour retirer la piqûre qui est jointe à l'une de mes veines. En pyjama bleu ciel, je me balade dans l’immensité du labyrinthe qu’est le CHU et mon mal de crâne n’arrange pas les choses. Je vois la porte de sortie. Seulement, il me faut passer par le bureau des médecins pour l’atteindre. Il n’y a personne, seulement une infirmière qui tape sur son clavier. Sûre de moi, je passe discrètement. Dehors, il y a quelques malades qui tirent sur leur cigarette. Complètement disjonctée, j’arrive dans le jardin, me surprenant à faire de l'auto-stop, le pouce en l’air. Evidemment, il n’y a pas de voitures et cela a vite fait de me décourager. Je fais demi-tour pour me rendre à la réception dans l’espoir de retrouver mon lit.
« Vous voulez quoi ?
Après un moment d’attente, je réponds. – Je suis perdue, je ne retrouve plus ma chambre.
La standardiste appelle un costaud qui, sans prendre de gants attrape ma main pour lire mon nom sur le bracelet qui entoure mon poignet. – Tape Luu Adamovitch.
- Elle est en chambre 213 dans les quartiers de haute sécurité.
Sans lâcher ma poigne, il me pousse pour me ramener à ma chambre. Un médecin passe me voir, il me regarde avec pitié. Je le fixe, il finit par dire. – Comment vous sentez vous ?
- Je veux une bouteille d’eau, je le veux. Je veux une bouteille d’eau…
- Y a-t-il un proche que l’on peut appeler ?
Soudain, un éclat gagne mes yeux. – Yuri Adamovitch, c’est mon mari.
Le médecin tend un énorme sac en plastique – Tenez, ce sont vos affaires. Vous pouvez vous habiller mais nous vous demanderons de rester encore quelques heures dans l’hôpital.
- Merci. »
Après m’être assurée qu’il soit parti, j’en profite pour fouiller le sac, pour ainsi en ressortir ma veste militaire. Dans la poche intérieur se trouve une fiole de whisky et dans celle extérieure une énorme bière de cinquante centilitres à douze degrés. Voilà de quoi m’aider à remonter la pente. Je me dirige vers les toilettes. Ouvre la fiole pour la boire au goulot. Je sens le fluide alcoolisé qui pénètre mon corps qui lui, n’a rien d’un temple. Cela me fait un bien immense. Quand je pense à ces cons qui n’ont même pas pensés à fouiller mes poches. Je finis l’alcool. Je suis un peu saoule. On toque à la porte. « C’est occupé, fais-je. » C’est au tour de la canette que je décapsule à la main. Je n’y arrive pas du premier coup, je suis encore faible et je ne peux m’empêcher de trembler. Je réessaye et un « pssssscht » vient résonner dans la pièce, la moitié de la bière vient de se renverser. Ce qui me rend un peu triste. Je bois le reste, range le tout dans mes poches, tire la chasse d’eau – Malgré le fait que je n’ai pas utilisé les toilettes pour autre chose que boire. J’ouvre la porte, il y a deux personnes qui attendent leur tour. J’esquisse un sourire et me dirige vers ma chambre en titubant. L’alcool commence à me monter sévèrement à la tête et je doute fort de pouvoir parler normalement, c’est pourquoi j’évite le plus d’infirmiers possible. Une fois dans la salle 213, je m’habille entièrement. Un auxiliaire de vie vient toquer à la porte, je lui dis d’entrer, il me regarde.
« Vous avez les joues rouges.
Je cherche une excuse à tout prix. - C’est le manque de médicaments.
- Justement, j’ai ça pour vous. Il me tend un cachet rose.
- C’est quoi ? Avide de défonce.
- Du Subutex, votre ami m’a dit que vous en prenez trois fois par jour. (Sacré Yuri, tu me sauves encore une fois.) Tenez, un peu d’eau. »
Je prends le cachet, le pose sur ma langue et avale une gorgée pour avaler le tout. Fatiguée, je me couche sous les draps.
Des sons proviennent de l’extérieur. « Où est-elle ?
- Vous n’avez pas le droit d’entrer.
- Je suis son avocat. L’homme a une voix douce et agréable. Une voix que je connais.
- D’accord, allez-y. Chambre 213.
Aussitôt, je vois un garçon mal coiffé dans un complet Valentino. – Yuri !
- Luu… Tu as encore déconné. Tu sais que si tu veux te défoncer, tu peux le faire à l’appart’.
- Mon amour, tu m’as apporté quelque chose ?
- Oui, je t’emmène dehors pour dix minutes.
Après m’être étirée, je suis Yuri, qui semble mieux connaitre l’hôpital que moi. Au porche, mon homme sort une feuille slim de son paquet. Il dépose un peu de tabac et de beuh dedans, roule le tout puis lèche le côté collant pour faire un joint. Il retire de sa poche son Zippo où sont gravées les initiales N.F. puis allume la drogue. Il prend une taf puis me le passe.
- Tiens, ça va te faire un peu de bien.
- Tu es vraiment chou. (J’avale la fumée.) On rentre quand ?
- Dès que le médecin en aura fini avec toi. Je crois qu’il sait pour ta politoxicomanie, et il souhaite sans doute que tu sois internée en psychiatrie.
Consternée que Yuri me balance ça à la tronche, je suis prise de frissons. Je tire sur le joint à plusieurs reprises. J’ai de nouveau sommeil. – Mais nous vivons ensemble, je n’ai pas envie d’aller me faire lobotomiser.
- Ne t’inquiète pas. Personne ne va te toucher. (Il me prend dans ses bras. S’ensuit d’un long baiser langoureux.) Viens, on y va.
- Tu veux partir de l’hôpital ? Tu vas avoir des ennuis.
- Ils ont autre chose à faire que de poursuivre une junkie. »
Il nous a fallu une heure de métro pour s’arrêter au bon endroit et deux heures supplémentaire pour attendre le bus. Pourquoi ces salopards ne passent qu’une fois toutes les deux heures ?! J’étais assoiffée mais je ne voulais pas le dire à Yuri. Le joint a rendu ma bouche pâteuse. De retour à l’appartement, c’est le bordel. Ca a toujours été le foutoir mais là, c’est pire qu’avant. Le matelas avait quitté le lit, les cendriers étaient renversés, et des débris de verre peuplaient le parquet. Je regarde Yuri avec passion. Par sensualité, je défais sa cravate, puis sa veste. Au moment où je veux ouvrir la braguette de son pantalon, il m’arrête.
« Je peux savoir ce que tu fais, Luu ?
- Tu n’en as pas envie ?
- Non.
- Moi, j’ai très envie de toi.
- Pas moi.
Frustrée, je me jette sur le matelas. – Je vais dormir alors. »
Une chose humide, comme une langue, vient toucher ma bouche. C’est très agréable. « Hum… Yuri… Tu vois que tu en as envie.
J’ouvre les paupières. Je reçois un petit coup de patte. C’est notre chat (Tennie, de son prénom) qui remue sa truffe sur mes lèvres. Yuri est assis en train de jouer un rif de guitare électrique, le casque sur les oreilles.
- YURI ! Même en criant, il ne m’entend pas. Alors, j’entoure mes bras autour de son cou. Il retire son casque.
- Qu’est-ce qu’il y a ?
- Pas de nouvelles des urgences ?
- Quelles urgences ?
- Tu sais, tu es venue me chercher à l’hôpital.
- Tu es encore défoncée, Luu. Tu n’as pas bougé de la chambre depuis une semaine. Fais-toi un fix et laisse-moi jouer. »
Je prends une seringue dans la commode ainsi qu’un peu d’héroïne que je place sur une cuillère pour y faire réchauffer le dos. Je pique une de mes veines. Prise d’un orgasme, je me laisse tomber au sol. Je m’appelle Luu.
Hier soir, hors de l’appartement, je me suis exercé à boire une bouteille de vodka, je vomis trois fois d’affilée. En plein délire, j’agresse plusieurs passantes dans la rue avec un « Qu’est-ce que tu fous là » ou encore « Sale pute, je vais te désosser. » Passe quelques minutes et je m’évanouis – J’apprendrai plus tard qu’il s’agissait d’une crise convulsive.
Ma tête s’est salement claquée contre le béton.
Une vieille dame s’aperçoit de mon corps inanimé, qui lui, baigne dans une mare de sang au niveau de la caboche. Les secours sont en route. La demi-heure qui suit, je suis entourée de trois pompiers ainsi que d’une foule de personnes qui sont sans doute mes voisins. Je vois trouble et je ne me souviens de rien, seule la bouteille Russe peut témoigner d’une cuite certaine. J’entends tous ces lèches-bottes.
« C’est une dépravée.
- De la pure débauche.
- Vraiment indigne. Lâche une femme.
Le pompier me donne quelques claques. – Mademoiselle ? Vous m’entendez ?
- Qu’est-ce que vous me voulez ? J’ai un putain de mal de crâne.
- Vous venez de vous éclater l’arcade, c’est ouvert. On vous emmène à l’hôpital.
Et cela ne se fit pas attendre. Un, deux, trois, et hop, sur la civière. Un, deux, trois, et hop, dans le camion. Les traîtres, ils m’ont attachée. Je remuais trop. Il est d’une sensation horrible que celle de ne pas pouvoir bouger un muscle. Je ne peux m’empêcher d’avoir follement envie de gratter la plaie. – Pitié, détachez-moi. Je suis claustrophobe.
- Du calme, et arrêtez de relever la tête. »
Je suis vaincue, alors je me détends.Aux Urgences, sur le lit fait de draps blanc. Je suis reliée à une intraveineuse. La lumière de la chambre m’aveugle. Je me mets debout pour retirer la piqûre qui est jointe à l'une de mes veines. En pyjama bleu ciel, je me balade dans l’immensité du labyrinthe qu’est le CHU et mon mal de crâne n’arrange pas les choses. Je vois la porte de sortie. Seulement, il me faut passer par le bureau des médecins pour l’atteindre. Il n’y a personne, seulement une infirmière qui tape sur son clavier. Sûre de moi, je passe discrètement. Dehors, il y a quelques malades qui tirent sur leur cigarette. Complètement disjonctée, j’arrive dans le jardin, me surprenant à faire de l'auto-stop, le pouce en l’air. Evidemment, il n’y a pas de voitures et cela a vite fait de me décourager. Je fais demi-tour pour me rendre à la réception dans l’espoir de retrouver mon lit.
« Vous voulez quoi ?
Après un moment d’attente, je réponds. – Je suis perdue, je ne retrouve plus ma chambre.
La standardiste appelle un costaud qui, sans prendre de gants attrape ma main pour lire mon nom sur le bracelet qui entoure mon poignet. – Tape Luu Adamovitch.
- Elle est en chambre 213 dans les quartiers de haute sécurité.
Sans lâcher ma poigne, il me pousse pour me ramener à ma chambre. Un médecin passe me voir, il me regarde avec pitié. Je le fixe, il finit par dire. – Comment vous sentez vous ?
- Je veux une bouteille d’eau, je le veux. Je veux une bouteille d’eau…
- Y a-t-il un proche que l’on peut appeler ?
Soudain, un éclat gagne mes yeux. – Yuri Adamovitch, c’est mon mari.
Le médecin tend un énorme sac en plastique – Tenez, ce sont vos affaires. Vous pouvez vous habiller mais nous vous demanderons de rester encore quelques heures dans l’hôpital.
- Merci. »
Après m’être assurée qu’il soit parti, j’en profite pour fouiller le sac, pour ainsi en ressortir ma veste militaire. Dans la poche intérieur se trouve une fiole de whisky et dans celle extérieure une énorme bière de cinquante centilitres à douze degrés. Voilà de quoi m’aider à remonter la pente. Je me dirige vers les toilettes. Ouvre la fiole pour la boire au goulot. Je sens le fluide alcoolisé qui pénètre mon corps qui lui, n’a rien d’un temple. Cela me fait un bien immense. Quand je pense à ces cons qui n’ont même pas pensés à fouiller mes poches. Je finis l’alcool. Je suis un peu saoule. On toque à la porte. « C’est occupé, fais-je. » C’est au tour de la canette que je décapsule à la main. Je n’y arrive pas du premier coup, je suis encore faible et je ne peux m’empêcher de trembler. Je réessaye et un « pssssscht » vient résonner dans la pièce, la moitié de la bière vient de se renverser. Ce qui me rend un peu triste. Je bois le reste, range le tout dans mes poches, tire la chasse d’eau – Malgré le fait que je n’ai pas utilisé les toilettes pour autre chose que boire. J’ouvre la porte, il y a deux personnes qui attendent leur tour. J’esquisse un sourire et me dirige vers ma chambre en titubant. L’alcool commence à me monter sévèrement à la tête et je doute fort de pouvoir parler normalement, c’est pourquoi j’évite le plus d’infirmiers possible. Une fois dans la salle 213, je m’habille entièrement. Un auxiliaire de vie vient toquer à la porte, je lui dis d’entrer, il me regarde.
« Vous avez les joues rouges.
Je cherche une excuse à tout prix. - C’est le manque de médicaments.
- Justement, j’ai ça pour vous. Il me tend un cachet rose.
- C’est quoi ? Avide de défonce.
- Du Subutex, votre ami m’a dit que vous en prenez trois fois par jour. (Sacré Yuri, tu me sauves encore une fois.) Tenez, un peu d’eau. »
Je prends le cachet, le pose sur ma langue et avale une gorgée pour avaler le tout. Fatiguée, je me couche sous les draps.
*
Des sons proviennent de l’extérieur. « Où est-elle ?
- Vous n’avez pas le droit d’entrer.
- Je suis son avocat. L’homme a une voix douce et agréable. Une voix que je connais.
- D’accord, allez-y. Chambre 213.
Aussitôt, je vois un garçon mal coiffé dans un complet Valentino. – Yuri !
- Luu… Tu as encore déconné. Tu sais que si tu veux te défoncer, tu peux le faire à l’appart’.
- Mon amour, tu m’as apporté quelque chose ?
- Oui, je t’emmène dehors pour dix minutes.
Après m’être étirée, je suis Yuri, qui semble mieux connaitre l’hôpital que moi. Au porche, mon homme sort une feuille slim de son paquet. Il dépose un peu de tabac et de beuh dedans, roule le tout puis lèche le côté collant pour faire un joint. Il retire de sa poche son Zippo où sont gravées les initiales N.F. puis allume la drogue. Il prend une taf puis me le passe.
- Tiens, ça va te faire un peu de bien.
- Tu es vraiment chou. (J’avale la fumée.) On rentre quand ?
- Dès que le médecin en aura fini avec toi. Je crois qu’il sait pour ta politoxicomanie, et il souhaite sans doute que tu sois internée en psychiatrie.
Consternée que Yuri me balance ça à la tronche, je suis prise de frissons. Je tire sur le joint à plusieurs reprises. J’ai de nouveau sommeil. – Mais nous vivons ensemble, je n’ai pas envie d’aller me faire lobotomiser.
- Ne t’inquiète pas. Personne ne va te toucher. (Il me prend dans ses bras. S’ensuit d’un long baiser langoureux.) Viens, on y va.
- Tu veux partir de l’hôpital ? Tu vas avoir des ennuis.
- Ils ont autre chose à faire que de poursuivre une junkie. »
Il nous a fallu une heure de métro pour s’arrêter au bon endroit et deux heures supplémentaire pour attendre le bus. Pourquoi ces salopards ne passent qu’une fois toutes les deux heures ?! J’étais assoiffée mais je ne voulais pas le dire à Yuri. Le joint a rendu ma bouche pâteuse. De retour à l’appartement, c’est le bordel. Ca a toujours été le foutoir mais là, c’est pire qu’avant. Le matelas avait quitté le lit, les cendriers étaient renversés, et des débris de verre peuplaient le parquet. Je regarde Yuri avec passion. Par sensualité, je défais sa cravate, puis sa veste. Au moment où je veux ouvrir la braguette de son pantalon, il m’arrête.
« Je peux savoir ce que tu fais, Luu ?
- Tu n’en as pas envie ?
- Non.
- Moi, j’ai très envie de toi.
- Pas moi.
Frustrée, je me jette sur le matelas. – Je vais dormir alors. »
*
Une chose humide, comme une langue, vient toucher ma bouche. C’est très agréable. « Hum… Yuri… Tu vois que tu en as envie.
J’ouvre les paupières. Je reçois un petit coup de patte. C’est notre chat (Tennie, de son prénom) qui remue sa truffe sur mes lèvres. Yuri est assis en train de jouer un rif de guitare électrique, le casque sur les oreilles.
- YURI ! Même en criant, il ne m’entend pas. Alors, j’entoure mes bras autour de son cou. Il retire son casque.
- Qu’est-ce qu’il y a ?
- Pas de nouvelles des urgences ?
- Quelles urgences ?
- Tu sais, tu es venue me chercher à l’hôpital.
- Tu es encore défoncée, Luu. Tu n’as pas bougé de la chambre depuis une semaine. Fais-toi un fix et laisse-moi jouer. »
Je prends une seringue dans la commode ainsi qu’un peu d’héroïne que je place sur une cuillère pour y faire réchauffer le dos. Je pique une de mes veines. Prise d’un orgasme, je me laisse tomber au sol. Je m’appelle Luu.

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